(Naxos – Grèce)

ARTISTES EUROPÉENS
Du 17 mars au 17 avril 2023

Lundi au Vendredi 9:00-12:00 – 14:00-18:00
Samedi et Dimanche 10:00-12:00 – 14:00-18:00

« J’ai été très tôt attiré par l’art contemporain et je me suis intéressé de plus près aux arts plastiques à partir des années 1980. J’ai beaucoup voyagé et résidé dans les Cyclades et quand j’ai découvert
l’île de Naxos j’ai décidé de m’y installer et de consacrer mon temps au développement artistique. Pas facile ! Un grand défi pour moi et pour l’île qui regardait cette activité avec un peu de distance.
Un challenge? Tant mieux, j’aime ça. Chemin faisant la Galerie est née et s’est fait connaître par ses expositions de peintures d’expressionnistes et abstraites, de sculptures – parfois déconcertantes – ainsi que par sa participation aux foires internationales. À cette époque le Monastère, superbe bâtisse construite en haut du Kastro, accueillait des artistes en résidence. Certains de ceux que j’exposais ont pu y vivre et travailler quelques mois, réalisant ainsi des oeuvres de grand format. Depuis sa création, la galerie a présenté de nombreux artistes renommés ou émergeants, qui aujourd’hui font partie de l’histoire.
Toujours aussi motivé dans ma démarche… »


Guy Pouzol

Directeur de Petalouda Art Galleries

SCULPTURES ET ACRYLIQUES SUR PAPIER

La galerie grecque Pétalouda Art Gallery revient aux Imprimeries Réunies et aux Caves Bertine avec


// Ingbert Brunk // (Allemagne – Grèce)

« Il exploite la résonance de la matière avec la lumière, ainsi que la relation entre volume et surface, à laquelle il donne une douceur charnelle. »

Ingbert Brunk – Sculpteur sur marbre de Naxos.

«Après avoir fait les beaux Art à Berlin, Ingbert Brunk s’installe à Naxos. Il a choisi cette île pour son marbre aux qualités exceptionnelles. Ingbert Brunk a une relation toute personnelle avec cette roche. La transparence et la pureté du marbre, en contraste avec les inclusions et les veines, sont autant de possibilités d’expressions pour l’artiste. Il exploite aussi la résonance de la matière avec la lumière, ainsi que la relation entre volume et surface, à laquelle il donne une douceur charnelle.»


// Gosti // (France)

C’est « l’homme qui parle au cœur des pierres »

Jean-Yves Gosti – Sculpteur

En consultant son CV (très atypique), on entrevoit le personnage, car c’est bien d’un personnage dont il s’agit. Un parcours assez chaotique entre «études techniques» et
«tentations artistiques», encouragées par ses professeurs qui ne le reconnaissent pas dans l‘électromécanique et favorisent son entrée à l’école Olivier-de-Serres où il reste 5 années. Ses goûts vont à la sculpture.
À 26 ans il achète ses
premiers blocs de marbre et confirme une vocation depuis longtemps pressentie, enrichie par son père, ouvrier chaudronnier, qui lui enseigne le travail du métal qu’il intègre peu à peu dans ses créations. Ses débuts professionnels sont une alternance entre succès et calme, entre euphorie et doutes, entre opulence et vaches maigres, mais aussi entre amour et désamour. L’apparente force du corps laisse paraître un farouche besoin d’être à deux qui le détruit chaque fois que l’équation n’est pas satisfaite. Pendant une longue période, la vie de Gosti s’apparente à un chantier de reconstruction, à l’image des sculptures de
ses débuts: assemblages d’éclats de pierre auquel il tente de donner vie, homogénéité, cohérence et surtout sentiments. Son domaine de prédilection ce sont les visages, qui l’inspirent: l’émotion d’une expression, la tendresse d’un regard. Les corps sont certes présents mais comme support, ils restent bruts, rustiques, sans réelle légèreté, ne gardant avec le visage que la cohérence de la pierre. Parfois, ils muent en métal , comme pour mieux mettre le visage en exergue. Le génie «paradoxal» de Gosti est de faire cohabiter des éléments aussi opposés que le granit et le métal avec la délicatesse et la fragilité des expressions.

// Malmezat // (France)

« D’une délicatesse nuageuse, chaotique, tragique et sombre, Isabelle Malmezat libère les enveloppes d’âme qui s’agitent au fond des espaces de la peau. »

Isabelle Malmezat – Acrylique sur papier

Transparences vitales
par Christian Noorbergen

Isabelle Malmezat conjure les mauvaises mémoires. D’inconnus paysages font territoire d’inquiétude. En vive humanité perdue, éperdue, elle invente ses traces, ses obsessions de corps. Traces vitales, d’élans souterrains et de fulgurances charnelles. Elle ne craint pas la nuit d’origine, ni l’aigu des cicatrices mentales, ni les sombres beautés répandues en flaques allusives et ténébreuses. D’une délicatesse nuageuse, chaotique, tragique et sombre, Isabelle Malmezat libère les enveloppes d’âme qui s’agitent au fond des espaces de la peau. “C’est dans les choses fragiles et blessées que je me sens le mieux. J’ai besoin de la faille. J’ai besoin de perdition pour peindre”. Chaque blessure détruit la limite de l’enfermement, s’ouvre à l’altérité qui fait vivre. Les contours s’effilochent comme des cicatrices devent, et des créatures sans assise flottent telles des algues de chair. Leur non-corps est une table sublime dans l’étendue évidée. Exorcisme de la création. Les figures en esquisses d’Isabelle Malmezat, parfois proches d’une écriture sauvage de la défiguration, ne viennent pas du dehors mais du tréfonds d’un insondable mystérieusement habité. Elles trésaillent dans la nuit. Etranges étrangers toujours en précarité, ces presque vivants sont toujours à ses côtés. Faits de poussières d’âmes et d’errance éternelle, ils s’abandonnent à l’infini de leurs manques. Leur état est lacunaire, infime et partiel. Êtres précaires sans mémoire, sans source et sans structure, ils peuvent naître et renaître des milliers de fois. Ils sont cependant de très haute présence. Ils flottent sur leur détresse. Traversant tous les lieux des grandes blessures du monde, ils sont sans lieu. Vierges de tout passé, ces êtres d’abandon n’ont pas la hantise de l’accomplissement. Ils surgissent en dure transparence et ne font que passer.
“L’homme est loin de lui-même”, dit-elle.

Petalouda Press Kit 2023

 

Directeur des Galeries :
Guy Pouzol
Commissaires d’exposition :
Guy Pouzol – Jean-François Mathieu

www.petalouda-art.com
e-mail: info@petalouda-art.com